Le projet HY-FEN en bref

Qu’est-ce que le projet HY-FEN ?

 

 

HY-FEN est un projet de canalisation de transport d’hydrogène renouvelable et bas-carbone porté par la société NaTran, avec le soutien de l’Union européenne et des 5 régions françaises traversées.

Dorsale française de l’hydrogène, le projet relierait Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) à Erching (Moselle), à la frontière allemande, sur un parcours d’environ 820 km traversant plusieurs bassins industriels français. En connectant sites de production, de consommation et de stockage d’hydrogène, il participerait à la décarbonation industrielle et à la transition énergétique des territoires.

 

Chiffres clés  

  • Longueur : environ 820 km (dont potentiellement 90 km de conversion d’un gazoduc existant) 
  • Capacité estimée : 2 millions de tonnes par an 
  • Mise en service envisagée : 2032 
  • Régions traversées : 5 (Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est) 
  • Départements traversés : 13

 

Contexte et opportunité du projet

 

L'hydrogène renouvelable et bas-carbone constitue l’un des piliers du futur mix énergétique français et européen pour décarboner les secteurs industriels difficiles à électrifier (sidérurgie, chimie, raffinage). Il existe cependant d'importantes disparités géographiques en Europe : le Sud de l'Europe (notamment la péninsule ibérique) présente un fort potentiel de production d'énergie décarbonée, tandis que les grands bassins de consommation se concentrent au nord, notamment dans les bassins industriels français et allemands.

HY-FEN s'inscrit directement dans la stratégie de la dorsale européenne de l'hydrogène ("European Hydrogen Backbone") et constituerait la continuité terrestre française du corridor transfrontalier H2med. En connectant le projet maritime BarMar (Barcelone - Fos-sur-Mer) au réseau allemand H2ercules South, il sécuriserait l'approvisionnement des industriels français et européens tout en renforçant notre souveraineté énergétique.

HY-FEN a été reconnu projet d’intérêt commun par l’Union européenne, au titre de son rôle dans l’atteinte des objectifs climatiques de l’Union européenne. Pour rappel, la feuille de route de l’Union fixe comme objectif la réduction de 55% des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 et la neutralité carbone d’ici à 2050 (paquet législatif « Fit for 55 »).

 

Le fuseau d'étude du projet et sa méthodologie

 

À ce stade, le projet n’est pas défini par un tracé précis, mais par un fuseau d’étude global d’environ 820 km de long et de 4 à 6 km de large, à l’intérieur duquel seraient ensuite recherchés un couloir de moindre impact puis un tracé préférentiel. Ce fuseau a été défini selon une méthode progressive dite « en entonnoir », fondée sur l’analyse des contraintes humaines, environnementales, physiques, paysagères et patrimoniales dans une logique de moindre impact.

 

Le fuseau présenté à la concertation (carte ci-dessous) n’est pas le tracé final du projet : il constitue un cadre d’étude destiné à guider la suite des choix. Si le projet se poursuit, la concertation avec le public et les acteurs territoriaux ainsi que les études à venir doivent permettre d’affiner l’insertion territoriale du projet et d’identifier ses potentiels impact de la manière la plus exhaustive qui soit afin d’en préciser le tracé et de définir les mesures permettant d’éviter, réduire, puis, si nécessaire, compenser ces impacts.

 

Carte générale du fuseau d'étude du projet HY-FEN

 

Les ouvrages du projet

 

Le projet s'organise techniquement autour de deux typologies de réseaux :

  • Canalisations neuves : À implanter à l'intérieur d'un fuseau d’étude global de 4 à 6 km de large.
  • Reconversion d'ouvrages existants : Le tronçon final entre Cerville et Erching (Moselle) utiliserait la conversion d’un gazoduc existant de transport de gaz naturel, réduisant ainsi les coûts et l'impact environnemental.

 

L'infrastructure intègrerait également des postes de sectionnement et d'interconnexion aériens pour gérer les flux, assurer la maintenance de l’ouvrage et connecter les structures locales de production ou de stockage salin.

 

Le récapitulatif en chiffres :

  • 1 ensemble de canalisations, entre 914 et 1 219 mm de diamètre, enfouies à 1 m minimum sous le sol
  • Environ 50 postes de sectionnement, répartis tous les 10 à 20 km, d’emprise moyenne de 2 500 m2 par poste. 
  • 6 postes d’interconnexion, d’une emprise d’environ 15 000 m² chacun 
  • Des ouvrages d'interface, d'une emprise d’environ 2 hectares, entre la dorsale HY-FEN, le réseau local HYnframed et le projet BarMar

 

Le calendrier, le coût et le financement du projet

 

Le projet HY-FEN figure sur la liste des Projets d’Intérêt Commun (PIC) de l’Union européenne, un statut réservé aux infrastructures transfrontalières essentielles à l’intégration du marché de l’énergie et aux objectifs climatiques.

L’infrastructure est pensée pour évoluer de manière flexible selon la maturation du marché, avec des règles d'accès au réseau ouvertes aux tiers et un mécanisme transparent de garanties d'origine inscrit dans le Code de l'énergie.

 

La démarche environnementale du projet

 

La conception et la mise en œuvre du projet s’inscrivent dans une démarche de sobriété environnementale. La prise en compte des enjeux environnementaux du projet s’inscrit dans le cadre d’une étude d’impact environnemental, débutée fin 2025 et qui devrait se poursuivre jusqu’à mi-2028. Cette étude consiste à établir et présenter l’état initial de l’environnement, les effets du projet sur l’environnement et les mesures associées en application de la méthode « Eviter-Réduire-Compenser » (E-R-C) du code de l’Environnement.

 

Vous pouvez également retrouver les informations concernant le projet HY-FEN sur le site de NaTran : HY-FEN | NaTran