Tracé, travaux et environnement
- 14 sept
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Comment le fuseau puis le tracé seraient-ils définis, et quels choix restent ouverts ?
Si le projet se poursuit, le tracé serait défini de manière progressive :
- Un fuseau d'étude large a été identifié en évitant au maximum les zones environnementales, urbanisées ou agricoles sensibles.
- La concertation publique et les études de terrain (faune, flore, sol, patrimoine) permettraient d'affiner le recensement des enjeux.
- Le tracé précis de la bande de passage serait arrêté à l'issue de ces concertations et études réglementaires.
Quelle part du projet utiliserait des canalisations existantes et quelle part nécessiterait des ouvrages nouveaux ?
Le projet HY-FEN est principalement conçu comme un réseau d'infrastructures neuves dédiées à 100 % à l'hydrogène. Toutefois, l'opportunité de réutiliser certaines canalisations de gaz naturel existantes fait l'objet d'analyses approfondies pour les tronçons où la conversion technique est faisable et pertinente, ce qui permet de réduire les emprises de chantier et l'empreinte environnementale.
NaTran prend-il en compte les lignes électriques, routes, réseaux CO2 et autres projets locaux ?
NaTran étudie le tracé dans une approche de mutualisation des corridors d'infrastructures. HY-FEN serait préférentiellement implanté le long des réseaux de transport existants (voies ferrées, autoroutes, canalisations de gaz ou lignes électriques) afin de limiter le morcellement du territoire. La coordination est assurée avec les collectivités et les porteurs d'autres projets régionaux (notamment les réseaux de capture CO2) pour anticiper les croisements et cumuls de chantiers.
Comment les propriétaires, exploitants agricoles et communes sont-ils associés à la définition du tracé ?
La démarche d'élaboration du tracé se fait en concertation étroite avec les acteurs locaux. Des réunions d'échange, des ateliers territoriaux et des rencontres individuelles sont organisés avec les propriétaires fonciers, les chambres d'agriculture, les exploitants et les élus. Si le projet se poursuit, les conventions foncières amiables seraient négociées pour fixer les conditions d'occupation et d'indemnisation des parcelles.
Quelles seraient les emprises, les impacts et la durée des travaux sur un territoire donné ?
Pendant le chantier, la bande d'emprise temporaire serait d'environ 40 mètres de large pour permettre le passage des engins, le creusement de la tranchée et la pose de la canalisation. Les travaux avancent de façon mobile (en « chantier roulant »), ce qui limite la durée des perturbations à quelques semaines sur une parcelle donnée. Une fois la canalisation enterrée et le sol remis en état initial, seule une bande de servitude d'environ 20 mètres de large subsiste.
Comment seraient traités les impacts sur les terres agricoles, les cultures, le drainage et les accès ?
Une attention particulière est portée aux terres agricoles. Avant les travaux, un état des lieux contradictoire de la qualité des sols et des réseaux de drainage est établi. Les couches de terre végétale sont remises en place dans leur ordre naturel après la pose de la conduite, et un protocole d'indemnisation des pertes de récoltes ou d'exploitation est conclu avec la profession agricole conformément aux barèmes régionaux. Ce protocole prévoit un barème d'indemnisation au profit des exploitants qui pourraient être impactés.